|
|
La Rochelle – Futuroscope – Les Puys d'Auvergne
Lundi 9 avril: Voici arrivé la période de notre désormais traditionnelle petite virée de Pâques. Cette année, nous avons imaginé nous rendre une nouvelle fois en France, plus précisément dans les Charentes-Maritimes avec comme point de chute le célèbre port de La Rochelle. Selon Michelin, pas moins de 780 kilomètres de routes et d'autoroutes qui s'effectuent en théorie en 8h30. La météo nous annonce un soleil radieux et l'ambiance générale dans le véhicule a été réglée sur « bonne humeur ». Tout est donc réunis pour faire de cette première étape une réussite. Nous laissons toutefois Clara à la maison, elle qui a définitivement abandonné l'idée de passer des vacances avec ses parents, sa soeur et son frère. Nous lui laissons donc la garde de la maison en espérant très fort de trouver à notre retour non seulement tout en l'état, mais également Clara.
Départ donc prévu vers 7h00 ce lundi matin. Les aléas de la préparation conjugué au réveil tardif de certains participants ne nous ont finalement permis de donner le coup d'envoi que vers 7h45. Ce qui en soit n'est pas si pas mal en regard du retard de certains. Mais malheureusement, nous n'avons pas été très loin. En effet, à Oulens nous rebroussons chemin afin d'aller rechercher la carte d'identité d'Antoine qu'il a oubliée. Après tout, nous ne faisons encore pas partie de l'UE et cet accessoire pourrait se révéler d'une quelconque utilité pour le passage de la frontière. Avec le recul, impossible de tenir rigueur de ce contretemps à Antoine: ne perdons pas de vue qui en est le géniteur...!! C'est donc à 8h00 que le départ définitif est donné. Quelques rares voitures se glissent déjà ce matin sur l'autoroute. Le ciel brumeux nous interdit de voir plus loin qu'une vingtaine de kilomètres, impossible donc de voir les Alpes et le Jura n'est qu'une ligne vague et indécise sur notre droite.
|
Mais le but ce matin est bel et bien d'avancer, chose que nous réussissons relativement bien. Nous effectuons notre premier arrêt à Mâcon, jolie petite ville qui trône sur la Saône à un peu plus de 70 kilomètres au nord de Lyon. Ici, un fort joli pont se jette par dessus l'affluent du Rhône et des quais très bien aménagés et agréables l'encadrent. Lieu idéal pour notre arrêt déjeuner! Peu après, chacun repu d'un croissant et d'un café, nous reprenons la route, cette fois aux bons soins d'Anne-France qui prend le volant. Une petite prière avant de monter dans l'auto, et top départ en direction de l'étape suivante qui reste encore à déterminer. |
|
|
|
|
Depuis Mâcon nous circulons sur une route nationale, alternance de tronçons à voie unique et passages à double-voie. La moyenne horaire a diminué au profit d'un paysage plus varié, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je suis étonné de voir autant de moutons dans la campagne bocagère que nous traversons. J'imaginais plutôt en parcourant cette région, rencontrer des troupeaux de vaches charollaises dont c'est après tout la patrie d'origine. Alors des vaches, oui quelques unes, mais étonnement beaucoup de moutons. Vers midi, nous arrivons aux environs de Montluçon, ce sera donc ici que nous dînerons, juste au pied du château de cette petite ville du nord de l'Auvergne. C'est à nouveau mon tour de prendre le volant. Toutefois, la digestion du repas de midi aidant, il ne faut guère de temps pour que je ressente un petit coup de fatigue et sentir mes paupières devenir lourdes. L'incident d' il y a quelques jours, les murmures des prières de mes passagers que j'entends dans mon dos et les sévères injonctions de Lisa, ont tôt fait d'avoir raison de ma détermination. J'abandonne donc piteusement la barre au profit du second pilote. |
|
Je sors de mon assoupissement peu après le petit bourg de Bellac, situé entre Limoges et Poitiers. L'oeil à moitié ouvert et l'esprit encore tout embrumé de mon petit somme, je crois remarquer que nous ne sommes plus sur la bonne route! Je reprends donc le volant, effectue quelques kilomètres en sens inverse et finis par constater que... mon co-pilote avait tout juste. Penaud, j'encaisse sans broncher les railleries de l'équipage qui se plaît à répéter que c'était mieux quand je dormais! Vers 18 heures, nous atteignons La Rochelle notre destination de la journée. Il ne nous reste plus qu'à trouver primo: notre hôtel, deuxio: une place de parc. Faisant fi de l'intense circulation que nous rencontrons dans la périphérie de la ville, je me lance à l'assaut du centre un peu à l'aveuglette. Par le jeu des sens uniques, des sens interdits et j'imagine surtout par un grand hasard, nous nous retrouvons à deux numéros de notre hôtel, rattrapant par là même, ma petite erreur de navigation de tout à l'heure. Il est 19 heures et nous débarquons avec nos bagages sur les quais du port protégé par les célèbres tours. Nous découvrons des rues remplies de monde profitant de cette soirée plutôt douce pour la saison. Les bistrots se suivent et sont collés les uns aux autres tout autour du port, leur terrasse déborde sur la rue et les quais. Nous n'avons que l'embarras du choix pour notre souper, des dizaines de restaurants s'offrent à nous et proposent des menus tous plus alléchants les uns que les autres. Nous finissons par jeter notre dévolu sur « les Enfants terribles », sympathique bistrot au look très original et branché. Ce repas mettant un terme à cette journée, nous regagnons notre hôtel où il ne faudra guère de temps pour que tout le monde s'endorme. |
Mardi 10 avril: La Rochelle, partout dans cette ville, les signes de sa prospérité passée sont visibles. Les bâtiments en vieilles pierres racontent comment cette cité a su drainer à une certaine époque, richesse du nouveau monde et richesse des océans. Bien sûr, le court séjour que nous effectuons dans cette ville n'est pas suffisant pour découvrir toutes ses richesses historiques et culturelles. Mais le peu qu'il m'a été donné de voir lors de notre arrivée hier soir et à l'occasion de ma petite promenade matinale, me permet de constater ce fait. Et puis je dirais également que la ville donne des signes d'une prospérité toute actuelle: intense trafic sur l'autoroute, innombrables entreprises et autres dépôts fleurissant dans la périphérie montre un visage pour le moins dynamique pour cette cité. Une image contrastant quelque peu avec celle que je me faisais d'une ancienne citadelle devenue depuis lors lieu touristique.
|
Cette journée sera consacrée à la découverte de l'île d'Oléron. Nous y arrivons après nous êtres extirpés de la ville de La Rochelle et de sa circulation matinale et effectué une cinquantaine de kilomètres le long de la côte en direction du sud. Impossible de venir sur cette île sans imaginer y déguster les huîtres qui font sa renommée dans toute l'Europe. Ce sera chose faite sur la plage de Boyardville, autre lieu devenu un symbole pour cette île, puisque ce petit village est né de la construction du désormais très médiatique fort aux épreuves traumatisantes pour certains concurrents du célèbre jeu télévisé. Nos huîtres mangées, nous reprenons la traversée de l'île qui compte une trentaine de kilomètres sur sa longueur avec à son extrémité le phare de Chassiron. |
Retour sur La Rochelle et direction une deuxième île, l'île de Ré, qui possède également son phare: le phare des Baleines. Nous découvrons à son pied ce qui s'appelle une écluse, sorte d'immense piège à poissons, longue muraille de cailloux formant un immense demi-cercle allongé, celui-ci s'étire sur un kilomètre, et où les poissons, grâce à la complicité des marées, viennent se faire prendre. Ces anciennes constructions sont soumises à rude épreuve dans cet environ marin et leur entretien est un perpétuel combat contre l'océan. En rentrant, nous faisons une halte à Saint-Martin de Ré, ville et port forteresse aujourd'hui refuge pour bateaux de luxe. Ses vieilles rues ne sont que boutiques pour touristes et ses quais débordent de chaises et de tables des innombrables restaurants qui bordent le port. La rentrée sera tardive et nocturne. Le pont de Ré complètement illuminé, nous guide dans l'obscurité et nous conduit tout droit à la Rochelle et notre hôtel.
Mercredi 11 avril: Ce matin, nous quittons La Rochelle pour nous diriger vers Poitiers, seconde étape de notre périple et où notre intention est de découvrir les merveilles technologiques du parc du Futuroscope. D'après de multiples dépliants publicitaires nous devons y découvrir et ressentir sensations et émotions au travers de tout ce que la technologie peut compter comme moyen d'y parvenir. Alors effectivement, de l'étonnement, oui; de l'admiration, également beaucoup; de l'émotion? Plutôt à petite dose! Juste ce qu'il faut pour ne pas être trop déçu. En tout cas pour ma part, une journée aura été suffisante pour découvrir ce que ce parc avait à nous montrer. Et je crois pouvoir dire sans trop prendre le risque de me tromper que cet avis est partagé par le reste de la troupe. Une mention particulière toutefois pour l'excellence de l'accueil par le personnel du parc. Gentillesse, serviabilité, efficacité. Malgré l'affluence, le souci de reconnaître en chaque visiteur une personne et non un vulgaire numéro qu'on trimbale d'une attraction à l'autre, aura été pleinement perceptible durant toute la visite. Nous passons la nuit dans un hôtel tout à côté du parc, immense pyramide de béton contenant des centaines de chambres. Nous sommes à des lieues du prochain bistrot un tantinet authentique et par là même sympathique. J'appréhende mon levé de demain matin et imagine déjà que je risque d'être frustré de mon petit caoua au bar-tabac du coin.
Jeudi 12 avril: Mes craintes de hier soir étaient largement fondées. Ni ville, ni campagne, rien dans l'environnement de cet hôtel ultramoderne incite à la promenade et à la flânerie. De grandes avenues sans âmes quadrillent le terrain, entourant des bâtiments administratifs au look moderne et froid ainsi que des hôtels sans originalités faisant partie de grandes chaînes internationales. Inutile de vous dire qu'il serait vain de me mettre à la recherche du bar-tabac cité plus haut, dans lequel j'aurai pu boire mon petit café en compagnie de locaux porteur d'une baguette et coiffé du béret. Caricatural trouvez-vous? Si peu!
Heureusement, tout le monde se réveille rapidement et nous pouvons reprendre la route sans tarder, avec comme objectif pour cette journée: atteindre la région de Clermont-Ferrand avec ses volcans endormis, les Puys d'Auvergne. Départ donc en direction du sud-ouest vers Limoges. Un peu au-dessous de Bellac, nous découvrons encore « un des plus beaux villages de France » comme celle-ci sait si bien nous en faire le cadeau parfois. Souvent perdus au détour d'une petite départementale en dehors des grands axes routiers et touristiques, ces villages ou petits bourgs sont de véritables petits trésors qui valent toujours le détour. Mortemart, celui que nous découvrons aujourd'hui est tout petit, à peine une dizaine de maisons de pierres. Il a la particularité de posséder une abbaye et surtout un très vieux marché couvert porté par de magnifiques vieilles poutres en bois. Il recèle également un petit étang sur lequel nage trois magnifiques cygnes: deux blancs et un noir. Ce dernier doit savoir qu'il est beau car il fait la vedette et vient se pavaner tout près de nous, nous obligeant ainsi à l'admirer et à le flatter. Très vite, malgré une ancienne peur remontant à mes lointaines vacances chez ma grand-maman de La Tour-de-Peilz, je fais copain-copain avec le bel animal. Ce village est lui-même situé à la périphérie d'un plateau relativement haut pour la région le Mont de Blond, dont le point le plus élevé « culmine » à 515 mètres. Sauvage et verdoyant, c'est un pays de bocages et de forêts incitant à la découverte et à la promenade. Cependant, il en faut plus pour sortir les enfants de leur léthargie matinale et ceux-ci restent de marbre face à ce spectacle. Toutefois, au détour d'un petit bois, j'essaye d'attirer leur attention sur un petit troupeau de Limousine paissant paresseusement à l'ombre d'une haie de chênes. C'est à ce moment que Lisa, émergeant de sa demi-somnolence et se jouant du double sens du mot « limousine », demande si il y a des vedettes dedans? Une petite rigolote cette Lisa!
De fait, notre passage dans cette région un peu perdue n'est pas anodine, puisque notre intention est d'atteindre le village martyre d'Oradour sur Glâne, lieu devenu tristement célèbre à la suite des exactions commises par les nazis lors du début de la retraite des forces allemandes en été 44. Plus de 600 hommes, femmes et enfants, massacrés et brûlés dans un actes de représailles à un attentat. Une atrocité de plus à l'adresse de la folie des hommes. Mais ce qui est surtout en tous points surprenant, c'est de découvrir les ruines de ce village quasiment telles qu'elles sont ressorties au lendemain de ce drame. On a l'impression de faire un bond dans l'histoire d'une cinquantaine d'années et de ressentir pleinement la tristesse et l'horreur d'un tel événement. On constate que la vie ici s'est arrêtée net un matin de juin 44, que les habitants ont été stoppés dans leurs travaux, ont été assasinés sans pitié, sans rémission. Antoine a pris de nombreuses photos de ces ruines si parlantes, si explicites nul besoin de longues explications pour prendre conscience du drame qui s'est déroulé ici.
Nous laissons derrière nous ce lieu de mémoire non sans arrières pensées et reprenons notre périple, en route vers notre arrêt suivant: Limoges, cité distante d'une petite vingtaine de kilomètres d'Oradour. Grâce à la chance du voyageur innocent pour certains ou à la perspicacité et au « feeling » du co-pilote pour d'autres, nous réussissons d'atteindre et de trouver une place de parc en plein centre historique de cette petite ville célèbre pour sa vaisselle. Nous y découvrons de vieilles maisons à colombages, des commerces avec des devantures du début du siècle passé donnant aux rues un air au charme rétro tout à fait sympathique. Il est midi et nous croisons la route d'un restaurant à l'enseigne fortement pertinente qui sied à merveille à nos deux affamés qui nous accompagnent: « Les Petits Ventres ». Indéniablement un établissement à conseiller, puisque nous en ressortons avec nos petits ventres repus et réjouis par la qualité des victuailles que nous y avons dégustés.
Nous devons penser à reprendre la route, car les volcans d'Auvergne sont encore loin et mon intention est d'emprunter uniquement de petites routes pour y arriver. Un itinéraire un peu particulier il est vrai, qui nous entraîne dans une campagne si reculée de la France profonde que, ô étonnement, même les « natels » restent sans voix puisque sans réseau! En quelques mots, quasiment le Paradis! Nous traversons à un endroit une très petite rivière dont le débit avoisine le néant mais dont le nom ne peut que nous interpeller puisque d'une originalité sans équivalent: La Mazone. Mais nous finissons par retrouver la civilisation avec notre arrivée sur une route plus large et de fait bien plus fréquentée. Nous retrouvons également toutes les petites barrettes sur l'écran de notre natel! Ouf, on respire. Il redevient possible de tomber en panne!
|
La journée touche à sa fin quand nous arrivons dans une bourgade au nom éminemment cocasse qui ne manque pas de beaucoup amuser mes passagers: la Bourboule. Ville d'eau située dans une région d'anciens volcans, on constate dans cette petite ville une prospérité passée. Beaucoup de bâtiments aux parois défraîchies encadrent la route qui borde la rivière qui traverse La Bourboule. De vieux hôtels, volets fermés, portes barricadées côtoient des restaurants au look branché et à la devanture tapageuse. Nous croisons très peu de monde dans cette station d'Auvergne si particulière et n'avons aucune difficulté à trouver une chambre pour la nuit. Pendant que le reste de l'équipe profite d'un moment de calme pour reprendre des forces, je me lance à la découverte de cette bourgade qui me donne l'impression aujourd'hui de tenter de se souvenir d'un temps plus rayonnant. |
Ma promenade me conduit jusqu'au « Bistrot de la Poste », situé tout à côté de ... la poste. A peine plus grand qu'une salle d'attente, mais au plafond aussi haut qu'une cathédrale, c'est ici à en juger par la clientèle présente, que les agonies des lieux se donnent rendez-vous. J'en compte quelques-uns accoudés au bar, tirant sur leur clope et discutant de tout ce qui fait la vie d'une petite ville. Sur les parois, de grands miroirs surmontés de dorures de style oriental se dressent jusqu'au plafond. Pendu à ce dernier, un immense lustre porteur de bougies électriques se balance au bout d'une longue chaîne et illumine le bar d'une lumière chaude. Le tout a visiblement pas trop mal résisté à la fumée des gitanes des habitués et l'endroit dégage une ambiance forcément particulière. Sur le chemin de l'hôtel se dresse encore le casino. Ni une ni deux, je l'investis de manière à me faire une autre idée des établissements de la Bourboule. Alors effectivement, changement de décor: cette fois le bar est grand comme une cathédrale, mais malheureusement vide comme le porte-monnaie d'un sdf! Derrière le comptoir, une serveuse esseulée tente de passer le temps comme elle peut en rangeant et rangeant encore les verres sur les étagères. Mon arrivée semble créer une diversion bienvenue. J'apprends qu'il est possible de skier dans la région, sur le massif du Sancy dont le point culminant se trouve à 1885 mètres. Malheureusement, cet hiver a été comme chez nous: trop chaud et les installations n'ont quasiment pas tourné.
Vendredi 13 avril: Après une nuit passée dans le calme le plus complet, nous entamons la dernière journée de notre petit voyage. Il s'agit de parcourir et de découvrir les haut-plateaux de cette Auvergne des volcans. étonnant de penser et d'imaginer qu'en une période finalement pas si lointaine puisque finalement à peine 6000 ans se sont écoulés depuis que les derniers volcans se sont éteints, la région résonnait des grondements sourds des volcans en éruption, que des panaches de fumée la recouvraient et que des fleuves de laves s'écoulaient de ces petites collines verdoyantes que nous admirons aujourd'hui. Impossible de ne pas penser à ce que pourrait être le réveil de l'un d'eux et pourquoi pas celui sur lequel nous nous trouvons maintenant: le Puy de Dôme. Dominant Clermont-Ferrand du haut de ses 1847 mètres, son cratère a été remplacé par une énorme antenne de communication. Il est possible d'y accéder en voiture grâce à une toute petite route à péage raide et sinueuse. De son sommet, notre vue embrase l'ensemble de cette région qui ce matin s'est voilée de nuages gris et ternes. Au nord, on distingue tout une série de petits volcans, collines recouvertes d'herbe, de buissons pour certains, et de forêts pour d'autres. A l'est, Clermont-Ferrand qui s'étale au pied du Puy de Dôme en face de la plaine. Au sud le massif du Sancy recouvert de résidus de neige prouvant ainsi sa hauteur et la rudesse de son climat. Et puis à l'ouest, les plateaux que nous avons traversés hier, tapissés de forêts et de pâturages.
|
Il est temps de redescendre et de prendre la route vers Clermont-Ferrand, une dizaine de kilomètres jusqu'au centre de la ville abritant sa cathédrale toute de noire vêtue puisque construite à l'aide des pierres volcaniques de la région. Nous y accédons sans trop de problèmes et partons nous balader dans les rues avant de nous arrêter dans une crêperie pour notre dernier repas en territoire français. Cette formalité effectuée, c'est finalement le grand départ vers l'est, vers St étienne, Lyon, Genève et finalement Bettens. Nous trouvons sans problème l'autoroute qui va nous mener si tout se passe bien, rapidement à la maison. La circulation est fluide et agréable, peu de véhicule en cette fin de journée. Le paysage défile au fur et à mesure des kilomètres parcourus. Après la plaine , nous atteignons des petits massifs montagneux recouverts pour certains par d'immenses forêts de sapins. Et pour beaucoup d'autres de pâturages sur lesquels paissent des troupeaux de Charolaises. Grâce à leur blancheur, ces animaux se découpent parfaitement sur le vert clair des prairies. |
Tiens, ce troupeau là ferait une belle photo avec cette forêt à l'arrière plan! Une belle photo...!!! Photo??!! Me....!!!, j'ai oublié l'appareil de photo dans la crêperie!!! Il est resté sur le dossier de la chaise! L'appareil de photo, avec toutes les photos des vacances lâchement abandonné sur une chaise. Sous les huées et les quolibets des passagers, je sors tout confus de l'autoroute afin de réfléchir à la situation. Il m'a fallu effectuer près de 60 kilomètres et croiser un troupeau de vaches charolaises pour que je me rende compte de l'oubli! Que faire? L'abandonner à son triste sort ou faire demi-tour? Un coup de fil aux renseignements nous permet d'obtenir le numéro du restaurant dont nous ne savions même plus le nom, et effectivement, l'appareil est bel et bien resté là-bas. Nous repartons en direction de Clermont afin de récupérer notre bien. Il aura bien fallu que ce vendredi 13 se démarque d'une manière ou d'une autre.
|
Après ce contre-temps qui se qui se chiffra tout de même à une heure et demi, quelques embouteillages autour de Lyon, célèbre également pour d'autres bouchons, nous débarquons à Bettens vers 20h30, fatigués mais très contents du déroulement de cette petite excursion. Nous avons effectué 2'205 kilomètres (dont environ 120 à cause de mon étourderie), traversé 15 départements (74 Haute-Saône, 01 Ain, 71 Saône et Loire, 03 Allier, 23 Creuse, 87 Haute-Vienne, 86 Vienne, 79 Deux-Sèvres, 17 Charente-Maritime, 19 Corrèze, 63 Puy de Dôme, 42 Loire, 69 Rhône, 38 Isère, 73 Savoie) et 5 régions (Rhône-Alpes, Bourgogne, Auvergne, Limousin, Poitou-Charente). |