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Dimanche 1er juillet: Les chars se sont effectivement remplis comme par magie cette nuit. Le champ de colza n'est plus! Mais cette situation n'a rien à voir avec la magie, la batteuse est passée par là et il ne reste plus qu'à livrer la récolte au centre collecteur d'Echallens. C'est en effet là-bas que l'ensemble des récoltes d'orge, de colza, de blé et autre pois sont centralisées, triées et conditionnées pour ensuite être commercialisées. On a l'habitude de parler du Gros-de-Vaud comme le grenier à grains du canton. Il est vrai que 10% de la récolte suisse y est produite. Un rapide coup de fil au répondeur du centre m'apprend que les réceptions de colza sont organisées depuis 9h30 ce matin. Je m'attends à devoir passer ma matinée dominicale là-bas, étant donné que les batteuses ont passablement travaillé hier et cette nuit. C'est effectivement vers midi que j'arrive à la maison avec le papier mentionnant un taux de 8.7% d'humidité et un tonnage donnant à cette récolte une place tout à fait honorable en termes de quantité.
Lundi 2 juillet: Georges m'avait prévenu jeudi déjà que Ingrid, une des deux vaches ayant vêlé dernièrement n'était pas au mieux de sa forme. Pire, lors de son passage, le vétérinaire a diagnostiqué un retournement de la caillette, l'un des quatre estomacs que la vache possède. Ce genre de dysfonctionnement s'opère à notre époque mais le résultat n'est pas systématiquement couronné de succès. Aussi, au vu de l'âge d'Ingrid, nous nous sommes résolus de l'amener à l'abattoir.
Mercredi 4 juillet: Alors cette fois, les sols sont détrempés! Il faut dire que depuis trois jours, il pleut des seilles, les nuages nous déversent leur cargaison par bidons entiers. Le petit lac a même fait son apparition dans le marais, chose vraiment inhabituelle en plein été. A quelques jours de la fauche des premiers blés, cela laisse augurer de conditions plutôt difficiles dans les parcelles et il ne serait guère étonnant de voir ici ou là des batteuses s'enliser. Et je ne parle pas de l'allure des foins qui devraient être fait déjà depuis plus d'un mois!
Et puis hier soir, j'ai assisté à une assemblée de producteurs de lait. Plus précisément des délégués d'une organisation de producteurs de lait. Chose aussi inhabituelle que les pluies de ces derniers jours, depuis quelques mois le marché mondial est demandeur de produit issus de la filière lait. Cette tendance affecte évidemment la situation en Suisse et notre acheteur désire acquérir une plus grande quantité auprès des producteurs. Comme souvent dans une telle réunion, les passions se déchaînent quand à la philosophie de production à adopter dans un pareil cas. Il faut dire que les esprits ont été plutôt échaudés par les baisses de prix successives de ces dernières années, justifiées par les surplus que connaissait alors la production. On a assez su nous dire à l'époque, « que le marché commandait les prix ». Alors certains ce soir, estiment à juste titre que si le marché commande, les prix n'ont qu'à remonter et qu'il sera temps alors d'augmenter la production. Pour d'autres, qui n'ont pas forcément tort non plus, cette augmentation de production est une opportunité qu'il s'agit de ne pas manquer, car il existe pour le transformateur la possibilité de trouver ces quantités sous d'autres horizons. Là où dans une entreprise, le conseil d'administration ou parfois son président défini la stratégie, ici c'est tout une assemblée qui s'exprime. La décision est forcément longue à venir et est souvent un compromis.
Jeudi 5 juillet: Un temps exécrable au possible sévit maintenant depuis quelques jours. Il est tombé pas loin de 80 litres d'eau depuis le début du mois et rien n'indique que cela veuille cesser. Jusqu'à il y a peu, les sols donnaient l'impression d'arriver à assimiler toute cette humidité. Maintenant ce n'est plus le cas, et un peu partout dans la campagne on peut observer l'apparition de lacs et de « mouilles » dans les parcelles. Cette situation est loin d'être idéale pour la santé des plantes et les maladies fongiques font leur apparition ici ou là. Les cerises dont je vous parlais il y a peu, souffrent particulièrement et sous l'effet de l'humidité, ont presque toutes éclaté. Sans compter qu'avec tout ça, les travaux n'avancent pas et que le moral dans les fermes s'en ressent. Toutefois, il semblerait qu'une petite fenêtre de beau temps se prépare pour ce week-end! Soyons patients.
Vendredi 6 juillet: La fièvre s'est emparée de la campagne avec les rayons du soleil qui l'ont embrasée cet après-midi. Les deux jours de beau temps annoncés pour samedi et dimanche suffisent pour convaincre certains à faucher les foins qui n'attendent que çà depuis maintenant un mois. Pas assez de soleil toutefois pour envisager de faucher du regain, mais suffisamment pour imaginer sécher du vieux foin quasi sec sur pied et bien sûr pour moissonner les colzas qui seraient mûrs. Il va falloir effectuer un maximum de travaux durant un minimum de temps!
Pour ma part, étant donné que notre colza est déjà fauché, nos foins rentrés, qu'il est inutile de penser sécher notre regain pendant ces deux jours et que le bottelage chez les clients est plutôt prévu dimanche, j'entrevois la possibilité d'effectuer une randonnée en montagne demain. Idée qui me rend d'extrême bonne humeur...
Samedi 7 juillet: Quelques nuages se traînent encore paresseusement dans le ciel ce matin, mais ils sont rares et le ciel est magnifiquement dégagé sur les Alpes. La journée promet d'être magnifique et c'est en compagnie d'Anne-France et de Francis que je prends la route en direction des Diablerets et plus précisément « La Para », petit sommet dominant le village à environ 2500 mètres d'altitude. Je n'étais jamais monté sur ce sommet et ma foi, il m'a permis de découvrir les Diablerets sous un angle que je ne connaissais pas. Une très belle journée qui se termine chez Jean-Claude, dans son si authentique et sympathique chalet d'alpage des « Clous ». Mais même là-bas, pas moyen d'être tranquille: à 18 heures un appel à mon natel pour savoir si il était possible d'aller faire des boules! En effet, les météorologues ont quelque peu revu leurs prévisions et prévoient l'arrivée de la perturbation pluvio-orageuse déjà à la mi-journée dimanche! Un coup de fil à mon remplaçant et le tour est joué: du foin avec seulement un jour et demi de soleil est bottelé...! A notre retour, on peut observer que beaucoup de moissonneuses-batteuses occupent les champs et sont employées à battre le colza. On constate également que passablement de ces mêmes engins ont rencontré des problèmes avec les sols détrempés. Il n'y a en effet pas une parcelle fauchée qui soit dépourvue de profondes ornières et autres traces de leur passage.
Dimanche 8 juillet: Les premières gouttes sont tombées ce matin vers 10 heures, montrant à quel point il est difficile de composer avec une météo qui se montre si capricieuse. Philippe a bien pris le temps de descendre à La Sarraz pour faucher le colza à Jean-Daniel, mais il n'aura eu le temps de n'effectuer qu'un tour du champ. Pas mal de frustration j'imagine pour plusieurs de mes collègues qui avaient imaginé pouvoir compter sur un dimanche un tant soit peu ensoleillé!
Mardi 10 juillet: Le ciel est gris et la pluie tombe presque sans discontinuer depuis deux jours. De plus, profitant de l'absence du soleil, le froid s'est installé. Impuissants et désoeuvrés face à ces pluies à répétition, on scrute le ciel avec insistance, on passe d'un site météo sur internet à un autre, lisons et re-lisons les communiqués météorologiques dans l'espoir d'y découvrir un petit indice qui nous permettrait de penser que le soleil puisse réapparaître un jour.
Toutefois, un aspect très positif résulte de cette situation imbibée: la maîtrise de la pile est quasi idéale! Elle est surveillée de près, et à la moindre velléité de croissance: hop, on la remet en place! Dans ces conditions, impossible pour elle de s'émanciper.
Temps également idéal pour un contrôle PI (production intégrée). Contrôle qui s'est effectivement déroulé aujourd'hui. J'ai donc eu la visite de deux messieurs en charge de la surveillance du respect des exigences liées à ce mode de production et à celles des différents labels auxquels nous sommes inscrits. Ce sont ainsi la provenance des semences qui sont vérifiées, la présence ou non de produits non autorisés en matière de protection des plantes (pesticides), l'observation du respect des quantités d'engrais maximales autorisées, l'existence d'analyses de sol, etc.... Cette visite peut être en certains aspects quelque peu angoissante, car en matière de directives on est gâté! Elles sont nombreuses et complexes, mutent d'une année à l'autre, obéissent à certaines lois de l'évolution que Darwin n'aurait pas renier, louvoient entre les nouveautés de la recherche agronomique, les humeurs des acheteurs et parfois de la volonté des consommateurs. Bref, dans ces conditions, il peut arriver qu'un petit détail puisse échapper à l'oeil attentif du producteur, mettant celui-ci dans l'embarras une fois l'erreur ou l'oubli constaté.
Jeudi 12 juillet: ça y est, le mot a été lâché! On a pu le lire dans les annonces météorologiques de la presse, on l'a entendu à la radio, il a résonné dans nos oreilles comme une douce mélodie porteuse d'espoir, il nous permet enfin de rêver à pouvoir avancer dans nos travaux saisonniers! Paysans, à vos tracteurs et faucheuses, que l'odeur des foins séchés remplace celle de l'eau stagnante dans les champs. Que les moissonneuses ronronnent à nouveau,. Alléluia, l'Anticyclone est de retour!!! (Ci-dessous les prévisions générales de MétéoSuisse ce matin):
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Situation
générale : Actualisée le 12.07.2007, 06.40
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Vendredi 13 juillet: Hier, le soleil s'est couché sur un ciel complètement dégagé et ce matin, l'horizon est toujours libre de nuages. Au loin, la chaîne des Alpes se dessine magnifique sur ce fond bleu. Le Mont-Blanc est particulièrement beau et fait honneur à son nom en imposant sa masse blanchâtre au milieu des Alpes de Savoie. Dans les faits, c'est toute la campagne qui s'est réveillée et on a l'impression que la nature met les bouchées doubles après cette longue série de pluie et de froid comme si elle voulait rattraper le temps perdu. Les cultures de maïs et de betteraves, du moins là où les plantes n'ont pas souffert de l'excès d'eau, se sont parées d'un vert brillant et éclatant. Ce temps bien ensoleillé nous a bien sûr incité à faucher. Entre La Côte et En Arzillé, un peu plus de 8 hectares de regain. Un peu partout dans la campagne le grand manège à commencé: tracteurs et batteuses tournent dans les prairies pour les premiers, et sur les parcelles de colza et de blé pour les secondes.
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Dimanche 15 juillet: De longues heures de tracteur sont nécessaires pour obtenir du foin ou du regain suffisamment sec. En règle générale, il faut passer trois fois la pirouette et deux fois l'andaineur. Nous nous partageons la propriété de ces deux machines avec Jean-Daniel et il s'agit de synchroniser leur utilisation. Aujourd'hui, il y a environ 26 hectares de prairies fauchées qu'il faudra pirouetter et environ la moitié qu'il faudra mettre en tire. Hier, j'ai profiter d'instruire Antoine au maniement de la pirouette. Il s'en est pas mal sorti. |
Et puis cette nuit, j'ai été sorti de mon sommeil par Charles-Edouard qui venait m'emprunter chars et remorques. Philippe était chez lui et il avait besoin du matériel pour continuer. Une nuit sans repos pour hommes et machines.
Lundi 16 juillet: Nous vivons une année vraiment particulière! Voilà que je suis amené à botteler des « foins du 15 juin » alors qu'on était autorisé de les faire cette année dès le premier et qu'aujourd'hui également je bottelle les premiers blés des moissons qui ont elles une bonne semaine d'avance. Il m'a fallu hier passer d'une petite parcelle à une autre pour botteler du vieux foin poussiéreux qui n'a plus grande valeur. Mais également du regain d'excellente qualité. Et puis les moissons ont débuté, et là c'est moins réjouissant! Avec la première livraison au centre collecteur, le verdict est tombé sans appel: germé! Les incessantes précipitations de ces derniers mois n'auront pas été sans effet sur la maturité des blés et une bonne partie de ceux-ci seront donc déclassés car impropres à la production de farines de qualités.
Mercredi 18 juillet: Quatrième jour de bottelage intensif, à recouvrir le sol de « petites » boules de pailles et autres regains. Quatrième jour à suivre consciencieusement l'andain que la machine ingurgite dans un long mouvement sans fin, à m'arrêter lorsque que « tûûût » le signal retentit, à attendre que le filet se déroule autour du ballot et quand « tûûût » le signal me l'ordonne, ouvrir la porte de la presse afin de le laisser sortir, et finalement refermer la porte et recommencer le mouvement. Quatrième jour et ces mêmes gestes répétés plus de mille fois...!!!. Mais de quoi se plaint-on, il fait beau... Enfin pour le moment...!
Et puis les livraisons suivantes ont confirmé la très mauvaises qualité des blés de cette récolte. Certains lots sont si mauvais qu'il n'est même pas assuré qu'ils puissent être admis comme blé fourragé. Et pour couronné le tout, il a fallu abattre la vache Josette d'urgence. Elle ne se préparait pas du tout au vêlage, et comme l'année passée déjà elle avait causé pas mal de soucis, nous avons jugé préférable de prendre les devants. Mais bon, de quoi se plaint-on, il fait beau...!
Jeudi 19 juilllet: La fin de cette journée a vu le ciel se garnir de « magnifiques » nuages d'orages. En bottelant, je les imaginais se gonfler, remplis d'eau et d'électricité s'élevant à la rencontre des couches froides de l'atmosphère. Ils y en avaient sur le Jura, sur les Alpes de Savoie et le Lac. Mais le plus gros et le plus menaçant arrivait de l'est. Sa masse supérieur blanche et cotonneuse était encore bien éclairée par les rayons du soleil couchant, contrastant vivement avec sa base d'un gris très foncé, presque noire, menaçante et sinistre. Il était accompagné par des rafales de vent violentes et tourbillonnantes qui emportaient la poussière de ma machine m'entourant d'un halo opaque. La question n'était plus tellement de se demander si il allait pleuvoir, mais plutôt de savoir quand, dans quelles proportions et lequel de ces gros cumulus allait le premier nous déverser sa cargaison. Il était évident que nous allions être arrêtés par la pluie et en dépit des travaux encore à effectuer chez certains, je me disais bien égoïstement qu'une petite pause serait la bienvenue! Les premières gouttes se sont mises à tomber environ 2 minutes après que j'aie déposé ma dernière boule de paille, synchronisation quasi parfaite! Et curieusement, ce n'est pas le nuage le plus menaçant qui a eu le dessus, mais celui provenant du Jura. Comme quoi, à trop vouloir faire de l'esbroufe, le gros nuage de l'est, s'est fait damer le pion par celui de l'ouest! Jean de la Fontaine aurait pu en faire une fable.
Vendredi 20 juillet: Huit litres d'eau au m2. Telles sont les quantités d'eau tombées hier soir et cette nuit. Alors, nous voilà arrêté pour quelques jours et comme je le disais hier: une pause bienvenue. Mais attention, un arrêt relatif, parce que maintenant il s'agit de récupérer toutes ces boules (environ 1500 en 5 jours, dont environ 250 pour nous !) éparpillées dans la campagne et de les mettre à la « chotte » dans la grange. Mais voilà un travail qui n'est pas soumis au stress de la météo et qu'il est possible de réaliser tranquillement en fonction des disponibilités (et de l'humeur du patron...!!!).
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Lundi 23 juillet: Deux chevreuils guère effarouchés m'ont tenu compagnie ce matin. Ils se promenaient entre les rouleaux de paille que je chargeais. J'ai d'ailleurs terminé aujourd'hui de réduire tous mes rouleaux de paille et de regain juste avant qu'il se remette à pleuvoir, et ce soir on peut dire que les moissons sont bel et bien terminées chez nous. Une semaine au rythme effréné pour engranger grains et paille. Il reste toutefois à Philippe encore quelques parcelles à faucher et pour ma part encore pas mal de rouleaux à confectionner chez divers clients. Il faudra pour cela que le temps se remette au beau et si possible d'une manière un peu plus durable que ce que nous avons connu jusqu'à maintenant. Cette année, la pluie a la fâcheuse tendance à s'inviter et à s'incruster. Elle est un peu comme ces visites surprises qui font plaisir à leur arrivée et... à leur départ! |
J'ai profité de cette pose dans les travaux estivaux pour effectuer dimanche matin une petite visite à la montagne pour y voir les vaches. Là-bas tout à l'air de bien aller et mis à part Josette et ... la pluie, pas de souci majeur à signaler.
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Mercredi 25 juillet: Le temps est magnifique ce matin et aucun nuage ne vient troubler le bleu du ciel. Les travaux vont pouvoir reprendre. Mais avant de se réinstaller au volant du tracteur, il faut que nous déménagions les petits veaux du parc dans lequel ils se trouvent depuis maintenant plus d'un mois. Mis à part leur petite escapade nocturne d'un soir, ils ont été très sages et sont finalement arrivés à tout pâturer leur parc. Il est donc temps de leur fournir un autre horizon et de les passer de « la Côte à Guillet » à une autre « Côte à Guillet ». |
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La difficulté pour rallier le nouvel enclos est de traverser la route. Pas facile pour ces petits veaux toujours curieux mais également craintifs à souhait, d'imaginer s'engager sur ce long ruban gris et dur sur lequel sont dessinées de longues lignes blanches. Ajouter à cela les usagers de la route pas forcément enclins à faire preuve de patience envers eux, et vous obtenez une situation qui si elle dégénérait, aurait très bien pu se transformer en une pénible et haletante course poursuite à travers le village. Mais aujourd'hui, rien de tout cela. Le bidon magique remplit de granulés a une nouvelle fois fait merveille et si l'on excepte « petit con », le veau dont je vous ai déjà parlé et qui décidément ne fera jamais rien comme les autres, tout s'est bien déroulé. |
La qualité fourragère de la nouvelle pâture n'est pas à proprement parlé d'une haute qualité fourragère, bien au contraire. Mais avouons que pour des veaux, ce problème n'est pas si dramatique. Mais surtout de ce nouvel endroit ils ont droit à une vue magnifique sur le village et il est possible par temps clair, d'embrasser toute la chaîne du Jura de Genève à Bienne. J'espère qu'ils sauront apprécier cet aspect des choses!
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Jeudi 26 juillet: Le contrôleur est attendu pour la traite de ce matin à la montagne. Il n'était pas le seul au rendez-vous et un magnifique levé de soleil nous a accueilli à notre levé. Il semblait en regardant vers l'est, que le ciel était en feu. La journée commence d'une bien belle façon. Et avec la fin des moissons, il y a toute une série de travaux culturaux à effectuer avec notamment la mise en place des cultures de couverture du sol. Le semis de ces cultures intermédiaires a pour but principal de protéger les sols de l'érosion hivernale et accessoirement de procurer du fourrage supplémentaire en automne et au printemps. C'est l'occasion pour Antoine de pratiquer un peu le tracteur en préparant les champs et en effectuant le semis. Il a donc cet après-midi, passé la herse à disques sur une partie des surfaces destinées à être semées avec le ray-gras et les petites graines. |
Samedi 28 juillet: Les moissons ont repris leur cours et Philippe a entamé hier la dernière ligne droite concernant les blés, avoine et autres cultures de pois à Bettens. Il appréhendait avec raison de s'aventurer avec sa batteuse, sur les parcelles de l'ancienne gravière qui, précipitations obligent se sont gorgées d'eau. Il a donc fait appel à Chistophe et sa moissonneuse 4x4 pour deux d'entres elles. Mais cela ne l'empêchera pas de s'enliser également et il faudra le tracteur forestier à « Gonzo » pour le sortir de cette situation plus que inconfortable. Le passage de ces énormes machines auront finalement laissé dans ces endroits des marques qui risque de se voir longtemps. Pour ma part, j'ai également recommencé à « bouler », un peu de paille pour le début hier et pas mal de regain aujourd'hui.
Dimanche 29 juillet: Le soleil tarde à montrer le bout de son nez ce matin. Qu'importe, le paysage sera immortalisé avec ses nuages
Voilà, on peut dire que pour nous les moissons sont terminées, Philippe a battu les pois cet après-midi mettant un terme à cette campagne de battage. Le bilan en est plus que mitigé. Au niveau du déroulement, rien à redire: tous les clients servis semble-t-il au moment voulu, pas de panne, pas d'accident ou d'incident (au village voisin, une presse à balles rondes a pris feu!). C'est au niveau de la qualité que l'on peut à juste titre se montrer très déçu et utiliser sans exagération le terme de catastrophique pour qualifier la qualité de nos récoltes. Une année qui marquera d'une manière indélébile nos mémoires et dont on risque de reparler souvent de manière négative.
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Mardi 31 juillet: Et puis comme énoncé plus haut, avec la fin du temps des moissons c'est celui des semis qui commence. Depuis quelques années, c'est Antoine qui s'y colle et j'avoue que j'apprécie de pouvoir m'échapper un peu de la cabine du tracteur et de le laisser s'occuper de ça. Ce sont quelques 12 hectares de surfaces d'herbe qui seront semées ainsi ces prochains jours. |