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Une descente vraiment pas comme les autres!
La météo l'annoncait depuis quelques jours: le temps ne sera pas au beau fixe. Elle annoncait de la pluie, du vent et... de la neige. Rien de bien mirobolant donc pour ce premier week-end d'octobre. Mais bon, il arrive que les les météorologues se fourvoient dans leurs calculs et que la nature contredise ces messieurs-dames. Malheureusement en ce matin du 4 octobre 08, rien n'indiquait que ce serait le cas. Petite pluie fine et température frisquette étaient au rendez-vous au même titre d'ailleurs que Perchette notre conducteur, et Dodo, tous deux venus me chercher pour notre départ en direction du Marchairuz et de la Meylande afin participer à la descente des Demont.
Très rapidement, nous nous sommes rendus compte que nous n'allions pas échapper à la neige. Les gouttes de pluie ont cédé la place aux flocons un peu avant la croisée de Saint-Georges, et au fur et à mesure que nous roulions dans la nuit, les bords de la chaussée devenaient blancs. Puis ce fut le tour de la route de se couvrir d'un fin manteau neigeux d'abord, puis d'une couche de plus en plus épaisse . Tant et si bien que ce sont bien quelques 15 centimètres qui recouvrait cette dernière et ses alentours à notre arrivée au col du Marchairuz.
On a roulé tout doucement le long des 4 kilomètres qui nous séparaient encore du chalet de la Meylande. À notre arrivée, les vaches étaient prêtes, décorées de leurs sapins colorés de fleurs en papier multicolore, prouvant si il le fallait encore que tout le monde là-haut avait bien travaillé. Mais ça on aurait pas osé en douter...! La fraîcheur de ce matin enneigé n'avait pas réussit à refroidir l'ambiance de ce matin de descente. Bien sûr que la présence de cette invitée de dernière minute ne facilitait pas forcément le travail de chacun. Il fallait d'ailleurs penser aux bêtes qui restaient encore là, notamment les génisses de la Lande à qui il a fallu apporter du foin. Mais finalement hommes et bétail semblait supporter relativement bien cet avant-goût de l'hiver.
C'est finalement vers huit heures que le signal du départ fut donné. Le chasse-neige venait de descendre en direction de la Vallée. La moitié de la route était dégagée d'une partie de la neige qui la recouvrait. Ce troupeau qui s'élançait sur cette route enneigée avait vraiment une allure particulière. Une ambiance singulière semblait régner chez les bêtes comme chez les hommes, un peu comme si les uns et les autres savait que cette situation rare n'allait pas se répéter de sitôt et qu'il fallait s'imprégner du moment présent.
Et puis il y a eut le chasse-neige qui pour boucler sa boucle remontait le col et se trouva pris derrière le troupeau. On a l'habitude de faire dépasser de voitures, mais là un véhicule de ce genre avouons que cela et nettement plus rare. Notre première fut comme à l'habitude un peu en dessus du Pré de Bière, à l'entrée du chemin du Pré de Denens. Le troupeau ne semblait pas plus gêné que ça par les quinze centimètres de neige qui recouvrait le sol, et finalement les hommes et les femmes qui entouraient le troupeau non plus.
La suite à venir...
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