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Du jamais vu dans une carrière paysanne de plus de 25 ans: les prix à la production remontent!
Le prix mondial du blé a tutoyé ces jours des sommets rarement, voir jamais atteints. Spéculateurs et commerçants s'en donnent à coeur joie! La denrée se faisant rare pour diverses raisons, les prix explosent et prennent l'ascenceur. Les heureux propriétaires des stocks de blé, de maïs et autres céréales voient jour après jour leur petit pécule prendre de la valeur et personne n'ose s'aventurer à dire que ce n'est que passager. La presse s'est emparée du phénomène. Plus vite prompts à répercuter une hausse qu'une baisse, intermédiaires, commerçants, grands distributeurs s'agitent tant et plus et menacent déjà d'une hausse des prix pour le consommateur. En presque vingt années de baisse générale des prix à la production en Suisse, distributeurs et transformateurs n'ont cessé d'aménager leurs marges sans trop se soucier de l'éthique d'un tel procédé. Pour quelles raisons renonceraient-ils à le faire alors que les prix sont à la hausse? Lors de chaque baisse de prix, il fallait attendre quelques mois pour observer une quelconque incidence sur les prix aux consommateurs. Alors qu'aujourd'hui, avant même que les agriculteurs n'aient touché ne serait-ce qu'un centime de plus, c'est un véritable concert tonitruant annonçant une hausse des prix! Nos deux grands distributeurs s'érigent en victimes bien innocentes d'une machination paysanne visant à affamer les consommateurs. Aux yeux de beaucoup, les paysans s'en mettent déjà plein les poches et affament les populations. Ce d'autant plus qu'ils ont encore en plus le culot de vouloir faire du bio-carburant avec de la nourriture. Si la vie suisse est chère, c'est naturellement à cause du pain... tout le monde le sait...!

Ensilage des maïs, suite et fin.
Nous avons connu une fin des ensilages du maïs quelque peu laborieuse et chaotique, notamment chez Jean-Daniel. Il a tout d'abord fallu faire face à une situation peu banale qui nous a occupé cinq heures durant, une plantée monumentale. Un gros tracteur et sa remorque immobilisés au milieu du silo fosse, du maïs jusque par dessus les rétroviseurs tellement il était coincé. Cinq heures à tenter, le plus souvent vainement, de trouver « la » solution qui nous permettrait de sortir le véhicule de sa fâcheuse posture. En avant, en arrière rien n'y faisait. Tant et si bien que certains commençaient à imaginer la solution finale: le recouvrir de maïs et attendre l'hiver pour le ressortir! Cette proposition ne faisant pas l'unanimité au sein du groupe, c'est finalement en décrochant la remorque que nous sommes arrivés à nos fins et de sortir le tracteur dans un premier temps et dans un deuxième, la remorque. Puis chez Alexandre, ce fut une panne qui a immobilisé l'automotrice une journée durant. De retour à Bettens, c'est le tour de la pluie de venir nous ennuyer, nous empêchant d'en terminer rapidement avec les travaux d'ensilage. Mais finalement tout est rentré dans l'ordre et les silos ont fini par se remplir.

Alpages, tout le monde est de retour.
Il restait onze vaches à la montagne « Chez le Gros ». Onze vaches taries qui ont eu la chance de terminer tranquillement leur saison d'alpage un peu après les autres. Elles ont bénéficié d'une météo clémente qui leur a permis de couler cet ultime mois montagnard d'une excellente manière. J'ose espérer qu'elles puissent profiter d'un temps similaire en plaine jusqu'à la mise à crèche. Et puis n'oublions pas de mentionner la descente de la Meylande qui a permis le retour de Marion et de Luce jusqu'en plaine. Une descente toujours riche en couleur, avec les sapins aux fleurs multicolores, les clochettes rutilantes et les haltes « réparatrices »

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Un temps sec et frais aura régné tout au long de ce mois d'octobre. Le stratus a été présent quasiment durant les trente jours et n'aura laissé sa place au soleil qu'en de rares occasions. Seule une petite averse a déversé quelques malheureuses gouttes de pluie en début de mois. Sinon, le souvenir qu'il va nous laisser sera celui de la bise. Elle a soufflé d'une extrême violence six jours durant. Elle s'est invitée sans vergogne, se faufilant dans le moindre interstice, refroidissant hommes et bêtes et séchant tout sur son passage. Sans oublier les inévitables conséquences sur le moral des humains qui pour beaucoup se retrouvent à pester contre cette visiteuse indésirable. Finalement, le véritable temps d'automne...

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Malheureusement, Galine et Denise ont pour leur part donné naissance à des mort-nés, pour la première des jumelles et la seconde une génisse. |


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Au même titre que des prix qui remontent, cette image peut être classée parmi les étrangetés du mois. Imaginez donc un instant que la personne que nous distinguons sur la photo ci-contre, se révèle être un piètre mécano fuyant les tournevis, clés et autres outils comme la peste. Aussi quel ne fut pas notre étonnement de le voir ainsi changer les pneus de la voiture de son épouse. Cette année n'en finit décidément pas d'être particulièrement particulière.... |

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Arrachage des endives Conditions idéales pour la récolte des racines d'endives. Imaginez vous que l'arracheuse a même daigner tenir le coup sans poser de problèmes mécaniques, c'est dire à quel point la chance a été de notre côté. À première vue, une récolte de qualité qui devrait permettre de proposer un très bon produit sur le marché. Tout sur les endives, voir le site de Michel et Philippe Cornu.
Des
questions, des remarques: laurent.magnin@magnitude.ch |